Des jeunes, acteurs de leur avenir

De l’EPIDE à la prestigieuse Ecole 42, tome 2

À l’issue de son parcours d’insertion au centre EPIDE de Bordeaux, Ludwig a intégré la prestigieuse Ecole 42 en 2016. Un parcours singulier qui, aujourd’hui, l’a conduit en Malaisie. Récit d’un parcours atypique, tome 2.

2015, volontaire au centre EPIDE de Bordeaux. 2016, étudiant à l’Ecole 42. 2020, développeur web. Un parcours qui ne prédestinait pas Ludwig à évoluer aujourd’hui dans une start-up française domiciliée en Malaisie, et pourtant… ! Ludwig, fier de son parcours, n’en oublie pas pour autant les mois passés à l’EPIDE.

« L’EPIDE a été le déclencheur de ma vie professionnelle. »

Fin 2014, Ludwig, alors tout juste âgé de 18 ans, décide de suivre un parcours au sein du centre EPIDE de Bordeaux. Ce jeune homme, peu diplômé, en échec scolaire et surtout motivé à agir, décide sur les conseils d’un agent de l’EPIDE de tenter sa chance à l’Ecole 42. Une poussée dans le grand bain qu’il ne regrette pas surtout quand on sait que le mois de sélection pour intégrer l’Ecole 42 est surnommé « la Piscine ».

« À l’EPIDE, j’ai appris à apprendre pour ne pas être largué. J’ai gagné en autonomie, ce qui m’a poussé vers ma voie. Cela m’a beaucoup aidé durant mon apprentissage à l’Ecole 42, mais également, à choisir l’entreprise pour laquelle je travaille aujourd’hui. »

Fin 2018, après plus de deux ans passés à l’Ecole 42 et de nombreux stages, cet ancien volontaire de l’EPIDE a eu deux opportunités professionnelles : intégrer une grande entreprise reconnue dans l’aéronautique ou rejoindre une start-up aux projets ambitieux dans le domaine des ressources humaines. Il a longuement hésité puis le choix s’est fait naturellement.

« Je me suis rappelé que quand j’étais à l’EPIDE, mon conseiller en insertion professionnelle m’avait poussé à tenter l’école 42. Sans son soutien, jamais je ne me serais lancé. Quand j’ai eu cette opportunité dans un environnement anglophone, j’y ai repensé et je me suis dit que je n’avais rien à perdre, si ce n’est de me lancer dans un projet où tout serait à construire. »

Ludwig est junior dans son domaine et il en a conscience : « Avec la start-up, j’avais le sentiment qu’il me faudrait tout apprendre. Je ne connaissais rien dans le domaine des ressources humaines, mais cela m’intéressait, car il y avait de l’humain. Les deux co-fondateurs m’ont fait confiance tout comme à l’EPIDE quand il a fallu m’investir dans mon projet professionnel. »

Cette jeune start-up, qui propose des solutions RH pour les entreprises, était en recherche de collaborateurs au parcours singulier pour débuter son activité. Ludwig, quant à lui, voulait s’investir dans un projet à construire et dans un environnement dépaysant. Une collaboration qui ne pouvait que fonctionner. Après une période d’essai à distance, en France, Ludwig a sauté le pas et a rejoint l’entreprise à Kuala Lumpur depuis janvier 2019.

« Je gagne moins en Malaisie que ce que j’aurais pu prétendre en matière de salaire en France. Mais je gagne en qualité de vie. Et surtout, j’ai la chance d’être dans une entreprise humaine. J’y retrouve mes valeurs. Je me rappelle qu’une des forces du parcours EPIDE, ce sont les relations humaines. On s’y fait des amis. J’ai gardé des contacts avec des anciens volontaires et je prends aussi des nouvelles des agents qui m’ont aidé. »

Dès qu’il sera de passage en France, Ludwig compte bien trouver du temps pour se rendre au centre EPIDE de Bordeaux pour présenter son parcours aux nouveaux volontaires et peut-être susciter des vocations. Il pense également à un projet de partenariat avec l’EPIDE sous forme d’une plateforme qu’il a développée et qui mettrait en relation les entreprises et les volontaires de l’EPIDE.

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