Des jeunes, acteurs de leur avenir

Syndicat des Professionnels du Pneu : un partenariat qui roule !

Une dizaine de volontaires de divers centres EPIDE ont fait le choix, en 2018, de rejoindre l’une des entreprises adhérentes du Syndicat des Professionnels du Pneu. Un secteur peu connu, mais qui recrute pourtant plusieurs centaines de personnes chaque année, tout en les formant en interne.

Un an. L’EPIDE et le SPP, le Syndicat des Professionnels du Pneu viennent de fêter la première année d’un partenariat débuté en janvier 2018. Un partenariat dynamique, qui aura permis à de nombreux volontaires de découvrir les métiers proposés par les entreprises adhérentes de ce syndicat, mais aussi de trouver un emploi ou un contrat d’alternance.

C’est le cas d’Ahmed, ancien volontaire du centre EPIDE d’Alençon, qui a arrêté l’école en 5ème. « Ma conseillère en insertion professionnelle m’a parlé du métier d’opérateur en maintenance pneumatique sur véhicules industriels. J’ai fait un stage d’une semaine pour découvrir ce métier au sein de Cailleau Pneus, à Laval ». Une expérience décisive pour Ahmed, embauché directement après le stage par cette entreprise.

« Je suis en alternance, trois semaines en entreprise et une semaine en formation au CFA du Mans » précise Ahmed. A la clé, un Certificat de qualification professionnelle (CQP) et un CDI. « Ce que je fais me plaît beaucoup. C’est un bon métier. Je répare les pneus des poids-lourds quand ils sont crevés ou usés » détaille-t-il. « C’était difficile au début, car je ne connaissais pas grand-chose. J’y suis depuis trois mois maintenant. Je commence vraiment à devenir autonome » se félicite le jeune homme de 21 ans.

Pour les jeunes des centres EPIDE, ce partenariat permet ainsi de favoriser leur insertion dans les métiers de la filière automobile, et plus particulièrement dans la maintenance pneumatique de véhicules industriels. Au total, une douzaine de jeunes ont découvert en 2018, par le biais d’un stage, les entreprises de ce syndicat, et près d’une dizaine ont obtenu un CDI ou un contrat de professionnalisation dans l’une des 1000 entreprises adhérentes de la SPP.

Un secteur qui recrute fortement

Créé en 1929, le SPP est une organisation professionnelle d’employeurs agissant dans la branche des services de l’automobile. Celui-ci regroupe des entreprises de services liées à la maintenance et l’entretien de véhicules industriels, mais aussi des sociétés assurant la distribution et la commercialisation de pneumatiques. Un secteur en tension, qui rencontre des difficultés de recrutement, notamment en raison d’un manque d’attractivité. Actuellement, entre 500 et 1000 postes dans le domaine de la maintenance pneumatiques de véhicules industriels ne sont ainsi pas pourvus sur le territoire national.

« La pénurie se situe principalement sur deux métiers : mécanicien automobile et opérateur de service rapide » explique Raynald Bardot, responsable qualité chez ProfilPlus, réseau adhérent au Syndicat. « Il y a aussi une grosse pénurie pour le métier de technicien industriel. Et pour cause, il n’existe aujourd’hui aucune formation sur ce métier. Cette situation est aggravée par l’âge des personnes en poste aujourd’hui qui partent à la retraite. »

Un véritable manque de main d’œuvre et de notoriété dont souffrent aujourd’hui les entreprises de ce secteur, avec des métiers à la fois manuels et techniques. Pour faire face à cette absence de formation, ProfilPlus forme les jeunes directement en interne. « Nous avons besoin de transmettre notre savoir. Nous proposons ainsi des formations sous la forme d’un CQP, en alternance sur un an, avec un diplôme certifiant et un contrat en CDI à la fin de l’alternance. » Les entreprises de la SPP proposent ainsi des métiers très divers : technicien industriel, monteur en pneumatique industriel, mécanicien automobile, commerciaux en BtoB, commerciaux sédentaire en agences, etc.

Des métiers intéressants pour les volontaires, dont une dizaine a intégré en 2018 ces entreprises spécialistes du Pneu, sous la forme d’un stage puis d’un contrat. « J’ai appris à connaître l’EPIDE. Les jeunes qui rejoignent ce dispositif ont besoin de reconnaissance, d’apprendre un métier. Nous sommes à la recherche de ce type de profil, des personnes motivées avec des savoirs-être. C’est très important » précise Raynald Bardot.

Des profils, comme celui d’Ahmed, à qui l’entreprise Cailleau Pneus a laissé sa chance. « Je suis très chanceux d’avoir découvert ce métier. Je sais que dans le futur, j’aurai des évolutions professionnelles possibles. J’invite vraiment les jeunes à aller découvrir ces métiers » conclut l’ancien volontaire.