Des jeunes, acteurs de leur avenir

Points Communs 2020 : la « Génération Volontaires » entre EPIDE et entreprises

L’EPIDE organisait mercredi 18 novembre la troisième édition de son événement "Points Communs" lequel réunit chaque année des acteurs de l’insertion professionnelle et des entreprises. Cette année particulière a imposé une nouvelle présentation, sous la forme d’une table ronde 100% numérique et une démarche particulière : donner la parole aux volontaires sous la forme d’un sondage. Cette enquête auprès de la « Génération Volontaires », permet de comprendre et d’anticiper l’impact de la crise sanitaire sur le projet professionnel des jeunes de 28-25 ans non qualifiés, a nourri les échanges pendant l’événement. *

« Nous ne serions rien sans les entreprises », Florence Gerard-Chalet, directrice générale de l’EPIDE, a ouvert l’édition 2020 de Points Communs, en rappelant les enjeux de responsabilité sociale et économique partagés par tous les acteurs de l’insertion professionnelle. Si tout le monde est d’accord sur le sujet, il était nécessaire de réévaluer la situation à l’aune de la crise sanitaire et de son impact.

L’EPIDE a pris les devants et mené une enquête auprès d’un échantillon de plus de 1000 jeunes au sein de ses 19 centres. Les résultats de ce sondage ont nourri les débats, dirigés par le journaliste Vincent Edin et auxquels ont participé quatre volontaires Ebrima, Kadidia, Quentin et Alicia, Thibaut Guilluy, Haut-commissaire à l’emploi et à l’engagement des entreprises, des responsables d’entreprises, Karima Silvent, DRH Axa Groupe et présidente du conseil d’administration de l’EPIDE ; Florence Gerard-Chalet, directrice générale de l’EPIDE ; des volontaires et des anciens volontaires de l’EPIDE, et aussi Olivier de la Chevasnerie, président du Réseau Entreprendre ; Jérôme Nanty, DRH du groupe Carrefour ; Jean-Jacques Salaün, directeur général France du groupe INDITEX.

La « Génération Volontaires » veut une vie normale malgré la crise

Le premier constat qui s’impose à la lecture de l’enquête (voir ci-dessous les chiffres-clefs présentés sous forme d’infographies) est simple et encourageant. Les jeunes de l’EPIDE sont inquiets pour leur avenir et pour les entreprises mais ils ont encore confiance dans les entreprises pour trouver un emploi stable et devenir des citoyens autonomes. En ces temps instables, les volontaires de l’EPIDE n’envisagent pas autre chose qu’une vie normale : « Un appartement, une voiture et un travail », comme le résumait avec concision et détermination Alicia, volontaire du centre de Cambrai.

Comment répondre à leurs inquiétudes et surtout comment être à la hauteur de la confiance qu’ils accordent aux entreprises et aux institutions ? Voilà les questions essentielles qui ont été au centre des échanges lors de Points Communs.

#1Jeune1Solution

Pour s’adapter à une nouvelle situation, "les changements de mentalité peuvent prendre du temps, précisait ainsi Thibaut Guilluy. La solution n’est pas chez les pouvoirs publics seuls, chez les entreprises seules ni chez les acteurs de l’accompagnement seuls. Nous devons nous écouter. L’Etat doit faciliter". L’objectif d’apporter une solution à chaque jeune donne une idée des ambitions du plan de relance du gouvernement.

Malgré les difficultés, les réponses des entreprises ont été positives : « Avec la crise on a des métiers sous tension où il y a beaucoup de concurrence (en magasin et les métiers de bouche), explique Jérôme Nanty, DRH du groupe Carrefour, et on est prêt à former des jeunes sans qualification. D’où notre partenariat avec l’EPIDE. »

Olivier de la Chevasnerie, président du Réseau Entreprendre, comprend « que L’EPIDE prépare les jeunes au recrutement. Une fois qu’ils sont préparés à la situation d’embauche et motivés, nous pouvons les recevoir et leur donner leur chance. »

« Il n’y a pas de fatalité, ajoute Jean-Jacques Salaün, directeur général France du groupe INDITEX. Il faut savoir se projeter après la crise. Notre secteur de l’habillement a été touché de plein fouet, mais nous continuons à travailler et nous sommes optimistes. »

L’ensemble des acteurs de l’insertion ont écouté avec attention les témoignages des quatre volontaires, Ebrima, Kadidia, Quentin et Alicia, repris en conclusion par Karima Silvent, présidente du conseil d’administration de l’EPIDE : « Votre confiance en vous est l’arme la plus forte face au marché du travail ! »

La table-ronde a eu lieu ce mercredi 18 novembre dans les studios de Reputation Squad.

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