Des jeunes, acteurs de leur avenir

Parcours de volontaire : les objectifs de Kadidia

La photographie, ce n’est pas un hobby, c’est un métier, un vrai, qui peut ouvrir les portes de l’emploi et… de l’Elysée ! Le parcours de Kadidia, ancienne volontaire de l’EPIDE à Velet, est un révélateur : avec un peu de lumière (la confiance en soi), un bon cadrage (des gens qui vous écoutent) et un bon objectif (dans tous les sens du terme), on peut aller loin. À découvrir avant son intervention dans le cadre de l’événement « Points Communs » entre les acteurs de l’insertion professionnelle et l’EPIDE ce mercredi 18 novembre.

L’image reste dans les mémoires : une jeune femme s’adresse au président de la République devant une centaine de personnes. Kadidia a rejoint le centre EPIDE de Velet en 2019. Elle y a retrouvé confiance et trouvé sa voie. Nous développons avec elle la pellicule de son parcours…

Flashback : « L’école, ce n’était pas ça. Je n’avais pas l’impression d’apprendre. J’ai arrêté pendant un an et demi. J’ai fait un service civique de huit mois et puis un stage dans un cabinet d’avocat. C’est là que l’on m’a parlé de l’EPIDE. Je m’attendais à quelque chose de très scolaire, comme une Ecole de la 2e chance. On m’avait parlé aussi de l’inspiration militaire. Après une semaine, j’hésitais encore et puis j’ai compris que cela me convenait car on nous guidait tout en nous proposant de devenir autonomes. Cela m’a convaincue. »

« À l’EPIDE, quand on fait quelque chose de bien, on est encouragé »

Prendre la décision de rejoindre l’EPIDE, « c’était déjà quelque chose », explique aujourd’hui Kadidia. Ce type de décision n’est pas facile à prendre. Il y a des contraintes et il faut avoir un certain courage pour affronter ses doutes et la vie en collectivité. Pour la jeune femme, c’est un tournant décisif : « Porter l’uniforme en fait, cela crée un lien entre les volontaires. Comme tout le monde est habillé de la même façon, on accepte plus facilement les différences. On fait partie d’un groupe. Cela nous fait grandir aussi. Je ressentais cela quand je rentrais chez moi le week-end (les volontaires sont en internat cinq jours sur sept, ndlr). »

À l’aise, Kadidia prend ses marques et l’accompagnement la stimule : « À l’EPIDE, quand on fait quelque chose de bien, on est encouragé. Apprendre, être félicité, cela reste dans la tête. On avance et on gagne en confiance. » Cette confiance, c’est ce qu’il lui manquait pour affirmer ses choix.

Lors de son parcours scolaire, les conseillers d’orientation n’ont pas compris son attachement à la photographie. On ne la prend pas vraiment au sérieux. Mais la photographie n’est pas un hobby pour Kadidia. Les agents de l’EPIDE le comprennent et lui proposent un stage chez un portraitiste. Une expérience qui déclenche la suite du parcours. Tout se passe à merveille. Kadidia apprend à être au contact de la clientèle et se libère. Mais elle n’a pas encore tout vu.

La vie professionnelle, il faut s’y préparer mais il faut oser aussi pour réussir

Invitée à participer au Grand débat avec le président de la République Emmanuel Macron, elle s’exprime avec aisance en public. Plus tard, on lui propose de rejoindre en stage l’équipe des photographes du président. Les images défilent, c’est une nouvelle aventure qui commence. L’expérience sur le terrain est une vraie découverte, elle doit tout apprendre. À la fin du stage, elle revient à l’Elysée pour une cérémonie. Là encore, elle indique qu’elle recherche une formation et on lui propose finalement de suivre un cursus en alternance, entre l’Elysée et Bobigny.

Aujourd’hui, Kadidia est dans le grand bain. Elle apprend son métier de photographe et son sens de l’autonomie, développé à l’EPIDE, est précieux. Être photographe, ce n’est pas facile, comme tous les autres métiers : « La vie professionnelle, c’est parfois comme une jungle, vous êtes là et il faut savoir parler aux gens et s’y retrouver, il faut être autonome. »

Kadidia se souvient des photos de sa famille qui lui avaient donné envie de s’intéresser à la photographie et elle se souvient de l’EPIDE, sans qui elle n’aurait jamais fait ses stages. Kadidia échappe aux clichés des jeunes sans qualification contre lesquels l’EPIDE lutte en permanence : elle sait qu’il faut ouvrir son objectif pour réussir : « Dans la vie professionnelle, il faut oser ! »
 

À NOTER DANS VOS AGENDAS : Kadidia interviendra mercredi 18 novembre lors de l’événement « Points Communs » qui réunit chaque année les acteurs de l’insertion professionnelle, de l'emploi et l’EPIDE.
Inscrivez-vous ici : lnkd.in/duM79eB

À LIRE AUSSI : Deux volontaires participent au Grand Débat et à l’émission Quotidien
https://www.epide.fr/index.php?id=78&L=0&tx_ttnews[tt_news]=2147

 

julien.carrasco@epide.fr