Des jeunes, acteurs de leur avenir

Les centres EPIDE répondent présents pour la Journée internationale des droits des femmes

Comme chaque année, les centres EPIDE se sont mobilisés le 8 mars pour la Journée internationale des droits des femmes. Retour sur les actions de trois centres en particulier, Marseille, Bourges et Val-de-Reuil.

Chaque année, c’est un évènement auquel participent largement les centres EPIDE. Le 8 mars, Journée de la femme, ou Journée internationale des droits des femmes en France, a été l’occasion de mettre en place diverses actions dans de nombreux centres de l’Etablissement pour l’insertion dans l’emploi. Cette participation s’inscrit au cœur du parcours citoyen EPIDE et plus particulièrement dans la lutte contre les inégalités et les discriminations.

Au centre EPIDE de Val-de-Reuil, en Normandie, cette journée a ainsi mobilisé l’ensemble des cadres et volontaires. Et pour aborder le sujet des droits des femmes, le centre a souhaité développer le thème de l’accès de celles-ci à l’éducation. Une initiative qui a connu un franc succès auprès des volontaires, des cadres, mais aussi des partenaires présents au centre de Val-de-Reuil.

Les ateliers préparés depuis plusieurs semaines par les volontaires, accompagnés de leurs cadres, ont permis de retracer la scolarisation des femmes en France depuis le 19ème siècle, mais aussi de découvrir la situation de la scolarisation des filles dans d’autres pays du monde : Russie, Chine, Honduras, Chine, Maroc, Algérie, République centrafricaine, etc. Pour l’occasion, une jeune femme volontaire au centre est revenue, lors d’un témoignage poignant, sur sa propre scolarité en République centrafricaine pendant la guerre civile.

Au cours de cette journée, les volontaires se sont appuyés sur différents outils. Parmi ceux-ci, une frise chronologique retraçant l’histoire de Julie Daubié, première bachelière en France, un escape game, la reconstitution d’une classe de 1900, ou encore la réalisation de saynètes. Tous ces ateliers ont permis une véritable prise de conscience des jeunes sur le chemin parcouru en matière d’accès à l’éducation en France, mais aussi sur les fortes inégalités qui persistent dans le monde à ce sujet.

Une exposition photo à Bourges

Au centre EPIDE de Bourges-Osmoy, la journée internationale des droits des femmes a été mise à l’honneur par le biais d’une exposition photo. Au total, ce sont 18 cadres féminines et 12 jeunes femmes volontaires qui ont souhaité participer à cette exposition. Marie-Pierre Jupille, conseillère éducation et citoyenneté a ainsi proposé aux femmes de s’exprimer d’une manière artistique, pour cette journée.

Objectif, faire un bilan sur la situation des femmes, et permettre à chacune des participantes de s’exprimer sur leurs droits. Celles-ci n’avaient qu’une seule consigne, comme l’explique Marie-Pierre Jupille : « Je leur ai dit simplement expliqué qu’elles avaient le droit d’écrire et d’être comme elles le souhaitaient sur ces photos ». Des femmes toutefois parfois réticentes à être prises en photo : « Elles ont tout de même toutes joué le jeu. Elles se sont lâchées et y ont même pris du plaisir ! » se félicite Marie-Pierre Jupille.

A Marseille, des saynètes théâtrales sur l’évolution des droits des femmes

Le centre EPIDE de Marseille a aussi mis largement en avant la Journée internationale des droits des femmes. Et pour l’occasion, ce n’est rien de moins qu’un projet théâtral qui a été mis en place ! Un projet qui aboutit le 8 mars par une représentation au sein de la Cour d’Appel d’Aix en Provence.

Ce projet a débuté le 14 novembre dernier par la présentation par le Conseil Départemental d’accès aux droits (CDAD 13) de l’évolution des droits des femmes à toutes les volontaires féminines du centre. A l’issue de cette présentation, agents et volontaires ont présenté ce projet théâtral.

Pendant un mois, chaque semaine, les jeunes femmes se sont ainsi réunies pour lire des textes écrits par des femmes célèbres ou des textes relatant leurs combats, avant de travailler avec une metteuse en scène. Cette dernière a recueilli les paroles et les réflexions de ces volontaires sur la condition de la femme, sur la question « c’est quoi être une femme ? », ou encore sur les agressions faites aux femmes et le harcèlement de rue.

Après plusieurs semaines de travail, au total, ce sont 18 jeunes femmes et un jeune homme qui ont souhaité participer à ce spectacle d’une heure. Des comédiennes d’un jour, que les agents ont su rassurer, encourager, ou remotiver. Ils les ont aussi aidés à apprendre leurs textes et à les répéter quatre fois par semaine. Des jeunes qui, grâce à ce projet, ont pu évoluer et reprendre confiance en eux. Melissa, Elena et Alexandra, n’ont désormais « plus peur de communiquer » et Yasmina est simplement « heureuse d’avoir mémorisé quelques lignes ».

Après une répétition générale, le 6 mars, les volontaires ont joué leur spectacle deux jours plus tard, devant M. Negron le premier président de la Cour D’Appel d’Aix en Provence, Mme Gorce présidente du Tribunal de grande instance de Marseille, un large public d’institutionnels, mais aussi des agents et des volontaires du centre EPIDE.

Une représentation qui s’est terminée sous une ovation du public pour ces acteurs d’un jour. Un public par ailleurs très touché par la pièce. Certains spectateurs y ont ainsi trouvé l’humour, de la fraîcheur, de la violence, de la gravité, de la douleur, de l’ironie, de la légèreté ou encore de la vérité.