Des jeunes, acteurs de leur avenir

Les centres EPIDE participent au grand débat national

Alors que le grand débat national vient de prendre fin, retour sur la participation de différents centres EPIDE au cours des dernières semaines.

Le 7 février dernier, le Grand débat national prenait une autre tournure avec la visite du président de la République au centre EPIDE de Velet. L’occasion de donner la parole aux jeunes jusque-là absents des débats.

Pour certains volontaires et de nombreux jeunes, présents durant l’échange de plus de cinq heures avec Emmanuel Macron, c’était aussi le moment d’interpeller ce dernier sur des sujets qui leur tenaient à cœur. Parmi ces jeunes, deux jeunes femmes du centre EPIDE de Velet, Estelle et Kadidia, se sont démarquées en abordant les problématiques du harcèlement scolaire et de l’accompagnement des personnes présentant des troubles du spectre de l’autisme. Des interventions qui ont largement retenti dans les médias. Mais le Grand débat national et la participation des volontaires à celui-ci ne s’est pas arrêté à Velet.

Plusieurs centres ont également participé à ce débat, et ce, sous plusieurs formes. A Doullens, le 12 mars, les volontaires ont répondu à un questionnaire issu du grand débat national et portant sur les thématiques « Démocratie et Citoyenneté » et « Transition Ecologique ». Deux thèmes notamment abordés au sein du parcours citoyen EPIDE (PCE), permettant aux jeunes de prendre conscience de leurs droits et leurs devoirs, de participer à la vie démocratique et de contribuer à la protection de l’environnement et au développement durable. La participation à cette action a également permis aux volontaires du centre EPIDE de Doullens de réaliser un exercice sur la prise de parole en public et le respect des autres.

A Strasbourg, un débat avec l’institution judiciaire

A Strasbourg, le 6 mars, se sont 18 volontaires accompagnés de 3 agents du centre EPIDE qui ont participé au grand débat qui se tenait au tribunal de grande instance de Strasbourg. Une session qui répondait au souhait du président de la République de sensibiliser la jeunesse aux questions qui relèvent de l'institution judiciaire.

Lors de ce débat les volontaires de l’EPIDE, par ailleurs les seuls jeunes de la ville qui avaient répondu présent à l’invitation du président du tribunal de grande instance, Thierry Ghera, ont pu aborder de nombreux sujets liés à l’institution judiciaire, comme la législation portant sur la consommation de cannabis et sa dépénalisation. Plus largement les volontaires ont souhaité aborder des questions liées au salaire minimum et au travail, à l’éducation, à l’environnement ou encore à la fiscalité.

Des questions et une participation qui ont fait l’objet d’une préparation en amont, comme l’explique Frédéric Leguay chef du Service éducation et citoyenneté du centre EPIDE de Strasbourg : « Les questions ont fait l’objet d’une préparation en forum civique au sein des sections. Ce forum civique permet d’aborder l’actualité sous tous les angles, JT, débats, jeux de rôle, etc. C’est un espace de parole où chacun a la possibilité de s’exprimer. Ensuite, il y a eu une mise en commun des questions lors d’un briefing entre participants ».

A Belfort, le centre EPIDE accueille cent jeunes de la ville pour un débat

Le 7 mars, c’est le centre EPIDE de Belfort qui a directement accueilli une centaine de jeunes pour l’organisation d’une session du grand débat national. Aux côtés des volontaires de l’EPIDE, avaient répondu présent des stagiaires de l’E2C, des jeunes accompagnés par la mission Locale du Territoire de Belfort, des jeunes de l’association Unis-Cité Belfort, ou encore des jeunes issus des services de la jeunesse de la ville de Belfort et des centres socio-culturel.

Des jeunes qui ont débattu pendant plusieurs heures autour des thématiques de la transition écologique, de la démocratie et la citoyenneté. Et si un thème a particulièrement intéressé les jeunes présents ce jour-là, c’est bien celui de l’écologie. Une discussion par ailleurs animée par le directeur du centre, Alexandre Pourchet. À l’issue de ces débats, les jeunes ont voté à main levée pour choisir les solutions qu’ils jugeaient les plus appropriées. Parmi celles-ci, utiliser les taxes sur le diesel pour financer la transition énergétique. Les comptes rendus de ces rencontres sont disponibles en ligne concernant la transition écologique et l’environnement, mais aussi pour les échanges sur la vie institutionnelle et démocratique.