Des jeunes, acteurs de leur avenir

Grâce au réseau CREPI, des volontaires de l’EPIDE parrainés par des salariés

L’EPIDE et le réseau CREPI ont signé en mars dernier une convention nationale. Un partenariat qui a débuté avec une action forte, une journée nationale de parrainage. L’occasion pour les volontaires de l’EPIDE d’échanger de manière privilégiée avec des salariés d’entreprises adhérentes du réseau.

Une journée nationale du parrainage. C’est l’action annuelle phare du Réseau des Clubs Régionaux d'Entreprises Partenaires de l'Insertion ou CREPI, organisée le 31 mai dernier auprès de plusieurs centres EPIDE. Une action qui lançait officiellement le nouveau partenariat national signé entre l’EPIDE et le réseau CREPI fin mars.

Organisée à Lyon, Marseille ou encore Bordeaux, cette journée a permis de conclure près de 200 parrainages dans toute la France, dont une vingtaine avec des volontaires de l’EPIDE. Le principe ? Proposer à des salariés d’entreprises partenaires de venir rencontrer des jeunes en recherche d’emplois afin de devenir leurs parrains et marraines.

Des filleuls ensuite accompagnés pendant près de 6 mois par leurs parrains comme l’explique Florence Emanuelli, déléguée nationale de la Fédération nationale des CREPI : « Tous les mois les jeunes se rendent dans l’entreprise de leur parrain pour faire un point sur leur recherche d’emploi, pour obtenir des conseils, du soutien. Ils ont en direct le regard d’un professionnel » explique-t-elle. Des professionnels aux profils par ailleurs très variés : « Cette action touche tout le monde dans l’entreprise, du salarié au patron, tout le monde peut participer. »

« Le parrainage est une relation sur la durée, basée sur la confiance » Florence Emanuelli, déléguée nationale de la Fédération nationale des CREPI.

Des actions diverses pour la journée du parrainage

Cette journée a revêtu de nombreuses formes selon les différents clubs du réseau CREPI. Si certains ont choisi, comme à Quimper, de participer à une matinée de golf, d’autres ont préféré l’escape game à Paris. A Lyon, la journée a débuté par des activités sportives. « C’est un bon moyen pour briser la glace entre jeunes et salariés » note Florence Emanuelli.

A Bordeaux, c’est un quizz qui a rapproché les différents participants, avant d’échanger au restaurant. Parmi eux, Mounibou, 21 ans. « Mon parrain m’aide dans ma recherche d’emploi. Il m’aide à trouver des offres, il me donne des conseils sur ma posture, la confiance en soi » détaille-t-elle. « Je n’ai jamais eu cette chance d’avoir quelqu’un qui m’aide à avancer » explique la jeune femme qui souhaiterait exercer dans la sécurité.

Au centre EPIDE de Marseille, après une première phase de découverte du rôle de parrain, ce sont 25 binômes qui ont été formés en début d’après-midi. La journée s’est poursuivie par quelques jeux et la mise en place de saynètes de la vie courante. Les participants ont ainsi joué un rendez-vous au sein de Pôle emploi, ou encore un entretien d’embauche. L’occasion pour chacun de réfléchir, avec son parrain, sur les postures à adopter.

De nombreuses autres actions

Le réseau CREPI organise également toute l’année des rallyes pour l’emploi. Pendant trois jours une trentaine de personnes en recherche d’emploi visitent des entreprises. Au total, ce sont autant d’entreprises qui se mobilisent pour ces journées. « Les participants sont reçus par les dirigeants, et rencontrent les salariés » explique Florence Emanuelli. « Ils peuvent découvrir un site logistique de grande distribution, puis un cabinet comptable, un centre de tri des déchets, une ferme pédagogique ou finir chez un artisan par exemple » détaille-t-elle. Une action qui semble porter ses fruits puisque quatre personnes sur dix retrouvent un emploi dans les trois mois.

Les participants à ces actions cherchent ainsi à répondre à plusieurs problématiques dans leur recherche d’emplois : Comment réussir à se rapprocher d’une entreprise quand on est éloigné de l’emploi ? Comment se constituer un réseau professionnel ? Mais pour les employeurs la problématique est toute autre : « Beaucoup d’employeurs ont besoin de voir la personne avant, en dehors du cadre d’un entretien de recrutement. La rencontre dans cet autre cadre est un acte qui est plus important que l’entretien lui-même » explique la déléguée nationale du réseau CREPI.

« Le lien à l’entreprise est indispensable aujourd’hui pour trouver un emploi » Florence Emanuelli, déléguée nationale de la Fédération nationale des CREPI.

6000 personnes accompagnées par an

Le réseau CREPI s’appuie aujourd’hui sur près de 1800 entreprises, des grands groupes aux PME. Si le secteur historique du réseau CREPI, fondé il y a 25 ans, est celui du BTP, « le premier de notre réseau actuel est celui des services aux entreprises et à la personne. » Parmi ces entreprises adhérentes, de nombreuses appartiennent également aux secteurs de l’industrie, de l’hôtellerie-restauration ou de la grande distribution. « Toutes ces entreprises nous rejoignent car elles ont envie de s’engager pour des raisons d’emplois. Ce sont aussi des entreprises qui ont du mal à recruter sur leur secteur » poursuit-elle.

Au final, ce sont plus de 6000 personnes qui sont accompagnées chaque année. « Près d’une personne sur deux à l’issue d’une action CREPI trouve un emploi dans les trois à six mois » ajoute Florence Emanuelli. 6000 personnes auxquelles s’ajouteront désormais les volontaires de l’EPIDE participants. « Le parcours à l’EPIDE est un vrai plus car ils sont préparés à l’emploi. Sans l’EPIDE, ces jeunes n’auraient pas forcément les codes pour une insertion pérenne. L’EPIDE est vraiment un cercle préparateur indispensable » conclut Florence Emanuelli.