Des jeunes, acteurs de leur avenir

Cohésion à la belle étoile pour les volontaires du centre EPIDE de Margny-lès-Compiègne

Pas besoin de voyager très loin pour stimuler l’esprit de cohésion. Au centre EPIDE DE Margny-lès-Compiègne, la forêt tout près offre un terrain de jeu adapté aux volontaires. Ils ont participé à une belle aventure à une vingtaine de kilomètres seulement, les 16 et 17 septembre. Au programme : accrobranches, tyroliennes, camping et visite du château de Pierrefonds !

L’aventure est au coin de la rue pour qui sait rejoindre l’EPIDE. Pour faciliter la cohésion entre les volontaires, les agents du centre EPIDE de Margny-lès-Compiègne ont proposé une sortie de deux jours loin du centre. Le projet a été baptisé par les cadres de la section « Marche à l’ombre », clin d’œil au film de Michel Blanc. L’idée est simple : partir à pied du centre, sac à dos sur les épaules et passer deux jours en forêt de Compiègne. Points d’orgue de ce temps de cohésion : la séance d’accrobranche aux Etangs de Saint-Pierre, la nuitée au camping de Pierrefonds à l’orée de la forêt et la visite du magnifique château de Pierrefonds… Les volontaires ont tout de suite été séduits, la plupart n’ayant jamais dormi sous une tente…

Une préparation méticuleuse malgré les difficultés

De l’idée à la concrétisation, il n’y a qu’un pas. Volontaires et cadres s’investissent pour faire aboutir la sortie. Reconnaissance du parcours par les cadres ; inventaire du matériel à emporter, perception et contrôle de celui-ci par l’ensemble de la section… Sans compter l’initiation à la boussole , au montage/démontage des tentes et la préparation de la visite du château de Pierrefonds que les volontaires devront animer le jour J… Les préparations s’enchaînent à un rythme effréné…

Quelques jours avant la sortie, des contraintes imprévues interviennent. Des cadres sont absents et la COVID-19 s’invite : les visites collectives sont interdites au château de Pierrefonds et les volontaires ne peuvent pas faire leur animation à l’intérieur du fait des contraintes sanitaires.

Volontaires et cadres décident de maintenir la sortie mais en allégeant le projet.

C’est par un pique-nique aux étangs de Saint-Pierre que débute le temps de cohésion. Arrivée sur place, la section découvre, médusée, une aire au milieu de la forêt jonchée de détritus. Ni une ni deux, volontaires et cadres se munissent de sacs poubelles et rendent à l’endroit sa beauté naturelle.

Journée dans les arbres

Après un déjeuner joyeux, la section entame sa séance d’accrobranche. Trois groupes se forment : les plus hardis menés par Hyronn et Gédéon, ne cessent de s’aventurer dans les arbres toujours plus haut… Un autre groupe se forme autour de l’un des Conseillers Education Citoyenneté, ancien militaire. Objectif : trouver la technique la plus adaptée pour prendre un maximum de vitesse sur les tyroliennes et repousser ses limites. Enfin, les volontaires du dernier groupe découvrent cette activité de loisirs sportifs qu’ils n’avaient jamais pratiquée par le passé et s’amusent sur les parcours d’initiation.

En fin d’après-midi, la fatigue commence à se faire sentir mais pas question pour autant de se relâcher. Il est temps de rejoindre le camping et de monter sa tente. Une bonne douche plus tard, volontaires et cadres sont attablés pour partager le dernier repas de la journée. Chacun contribue  à l’ambiance festive.

Une nuit mouvementée…

La nuit est tombée, chacun regagne sa tente. Des cris rauques percent soudain le noir comme venus d’un autre temps. « Qu’est-ce que c’est ? », demande Ramatoulaye. Certains n’osent plus sortir de leur tente. « C’est le brame* ! » rassurent les cadres. Les cerfs poursuivront leur opération de séduction une bonne partie de la nuit et volontaires et cadres s’endormiront au son de cette étrange mélodie…

Le matin, après un petit déjeuner où chacun livre ses impressions sur l’étonnant concert de la veille et sur sa première nuit à la belle étoile, il est temps de remettre en ordre les emplacements de camping et de se diriger vers le château. L’immense bâtisse, érigée sur les hauteurs de Pierrefonds, apparaît soudain dans le paysage. « Waouh, regardez ! Il est là ! » crie soudain Sabri. Chacun contemple ce château fort démantelé en 1617 et reconstruit au XIXème siècle par un Viollet-le-Duc très inspiré à la demande de Napoléon III. Les volontaires se séparent pour éviter les attroupements. Ils se plient évidemment aux règles de visite imposées par le château en respectant scrupuleusement les gestes barrières. La salle des Preuses* richement décorée fait son petit effet. « On pourrait organiser une super fête ici ! », lance Hyronn en esquissant un pas de danse. Dans la cave des gisants*, les volontaires se font soudain silencieux. « On dirait des morts ! », chuchote Léa. Seul un « Ouh ! » malicieux de Fabrice rompt cet instant… A la sortie de la visite, chaque volontaire réalise l’animation qu’il a préparée. Sabri, dont le projet professionnel est orienté dans la vente, présente au groupe l’agencement du château tel un véritable agent immobilier. Fou-rire en cascades…

Il est temps de regagner les étangs de Saint-Pierre où la section 2 est rejointe par une autre section pour son dernier pique-nique. Puis vient la marche de retour. Et même si celle-ci a été écourtée, cela n’a pas entamé la bonne humeur du groupe. Ramatoulaye conclut ce temps de cohésion par un « C’était génial ! Pourquoi ne le faisons-nous pas plus souvent ? ».

 

* En début d’automne, dans les forêts, cerfs et biches se retrouvent pour s’accoupler : c’est la période du brame… Destiné à attirer les femelles, le brame, ou cri du cerf, sert aussi à éloigner les adversaires un peu trop pressés de séduire les biches.
 * Preux, preuses : né au Moyen Âge, ce thème s’inspire de figures de l’Ancien Testament, de l’Antiquité et du Moyen Âge pour exalter l’idéal chevaleresque.
* Gisant : statue couchée, sculptée sur un tombeau.*

 

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