Des jeunes, acteurs de leur avenir

À l’EPIDE ou à la maison, les volontaires du centre de Combrée poursuivent leur parcours

Après onze semaines de fermeture, le centre EPIDE de Combrée (49) a rouvert ses portes aux volontaires le 2 juin dernier.

Depuis le 18 mai, les professionnels de l’EPIDE sont de retour sur le centre de Combrée. Une période transitoire nécessaire qui a permis d’organiser la mise en œuvre du protocole sanitaire pour le retour des volontaires sur le centre. Depuis le 2 juin, 58 d’entre eux sont accueillis en alternance d’une semaine sur deux.

Un confinement imposé... organisé par chacun à sa manière

Le confinement a généré des expériences différentes pour les volontaires et les agents, et de fait, a  fait naître une approche différente de l’accompagnement des jeunes accueillis dans les centres EPIDE.  Le nouveau rythme de vie, réglementé par de nombreuses mesures sanitaires, a conduit les volontaires à une réorganisation singulière de leurs journées. Un changement inopiné qui leur a permis de gagner en autonomie.

Pour se maintenir en forme, certains d’entre eux ont pratiqué des activités sportives en laissant place à l’imagination comme témoigne Maidy, volontaire au centre depuis 8 mois « Au début, je me levais à 10h. Dès le réveil, je débutais ma journée par une séance de sport. Sans haltères chez moi, j’utilisais un sac à dos contenant 10 litres d’eau ». Pour d’autres, la formation générale a pris la forme d’apprentissage culinaire avec des recettes diverses et variées. La lecture, a également eu toute sa place durant cette période d’inactivité : « Pendant le confinement, j’ai lu une trentaine de romans fantastiques comme par exemple Harry Potter, Scorpi, … », résume Mégane, volontaire.

Loin d’être délaissé, l’usage des réseaux sociaux (Snapchat, Instagram, Facebook…) s’est intensifié. L’outil numérique s’est imposé pour conserver le lien relationnel ou servir le suivi pédagogique. 

« Au cours de cette période, j’ai participé à des simulations d’entretiens d’embauche à distance avec ma conseillère insertion professionnelle ». Amélie, volontaire

L’’EPIDE offre un accompagnement individualisé. Une pratique qui n’a pas perdu de sa singularité avec le suivi pédagogique à distance. Cathy, volontaire depuis peu à l’EPIDE, a été accompagnée principalement en formation générale : « Ma formatrice m’envoyait par mail, très régulièrement, des exercices et se tenait à ma disposition pour m’aider en cas de difficultés ».

Les projets pour l’insertion professionnelle ont également été maintenus. Ainsi, Maidy a continué de s’investir sur un projet de mini-entreprise avec sa conseillère en insertion professionnelle : « Ma mission dans ce projet est de réaliser un prototype de filet de récupération de déchets. J’ai pu travailler sur celui-ci pendant le confinement ».

Un retour nuancé, mais attendu

Les agents de l’EPIDE ont pris plaisir à accueillir les volontaires à leur arrivée au centre de Combrée. Un accueil en demi-teinte, qui pour des raisons sanitaires, ne peut que se faire en alternance d’une semaine sur deux. Les équipes pédagogiques se sont organisées pour continuer à accompagner tous les volontaires qu’ils soient présents ou à distance grâce à différents outils collaboratifs. Chaque centre EPIDE a adapté ses capacités d’accueil et s’est organisé. Pour exemple, le centre de Bourges-Osmoy n’a accueilli qu’une partie des volontaires, alors que pour le centre de Combrée, la quasi-totalité des volontaires est revenue sur le centre, soit 48 volontaires. Dix volontaires en fin de parcours bénéficient d’un suivi à distance avec des rendez-vous réguliers en visioconférence.

Le 2 juin dernier, après un tour d’horizon des consignes sanitaires, les volontaires ont débuté leurs parcours post-confinement par des séances pédagogiques et sportives. Une occasion pour tous de s’exprimer sur son expérience de la fermeture du centre.

Sylvie et Amélie, évoquent avec enthousiasme leur retour au centre : « C’est que du bonheur ! C’est ce qu’il y a de meilleur ! ».

Cathy, arrivée en janvier et dont la promotion n’a pas eu le temps de créer de la cohésion relève tout de même qu’une dynamique particulière s’est installée : « Le confinement a favorisé la solidarité au sein du groupe et nous a permis de tisser des liens, même à distance ».

Chaque vendredi, les 24 volontaires du premier groupe cèdent la place au second groupe qui arrivera le lundi suivant. Le parcours vers l’insertion professionnelle, nuancé par un rythme échelonné, continue de fonctionner. Début juin, deux volontaires ont validé leur parcours EPIDE. Le premier va débuter une formation au sein de l’AFPA de Saint-Nazaire et le second intégrera une entreprise pour un emploi d’agent de sécurité en CDI.