Des jeunes, acteurs de leur avenir

A la rencontre des jeunes femmes des QPV d'Angers

Fin avril, les volontaires du centre EPIDE de Combrée ont mené une action permettant de rencontrer des jeunes femmes résidant l’un des quartiers prioritaires de la ville. Objectif, approcher ces « invisibles » à travers diverses activités pour leur présenter le dispositif EPIDE.

Approcher les jeunes « invisibles » habitant les quartiers prioritaires de la politique de la ville. C’est l’objectif de l’action menée, fin avril, par dix volontaires du centre EPIDE de Combrée. Une action citoyenne, co-organisée avec la maison de quartier Jean-Vilar située à Angers (49), qui a permis aux volontaires de rencontrer des jeunes femmes, âgées de 18 à 25 ans, résidant ce quartier prioritaire de la ville (QPV).

Des jeunes femmes, considérées comme invisibles, selon le terme utilisé par les sociologues de la jeunesse afin de qualifier ces jeunes statistiquement moins nombreuses à fréquenter les lieux d’accueil qui leur sont pourtant destinés et donc à bénéficier de l’accompagnement susceptible de leur être proposé. Des jeunes femmes moins accompagnées, moins investies dans la vie de leur quartier et qui rencontrent, de ce fait, plus de difficultés à trouver un emploi ou un logement.

Une situation partagée au sein des centres EPIDE puisqu’en moyenne, moins d’un jeune sur trois est une femme, mais également remarqué par le centre Jean-Vilar d’Angers. « Lorsque nous sommes arrivés dans le quartier nous avons eu du mal à entrer en contact avec les jeunes femmes. Elles avaient des difficultés à venir sur le centre. C’est un quartier avec une présence masculine assez forte, où il difficile pour les jeunes femmes de trouver leur place » détaille Dominique Njoh Eyoum, animateur du secteur jeunesse au centre Jean-Vilar.

Sport et moment de détente pour briser la glace

Les volontaires ont ainsi choisi de partager une séance sportive de step pour amorcer la communication. Une dizaine de jeunes femmes ont pu s’essayer à cette activité animée par Mikaël Maignan, formateur de sport au centre EPIDE. Celle-ci a permis à l'ensemble des participantes de bouger et sortir de leur isolement en se laissant entraîner par la musique et emporter par l'esprit de groupe.

C'est sous l'encadrement d'Eric Edouard, conseiller éducation et citoyenneté du centre EPIDE de Combrée, et porteur de ce projet, que la vingtaine de jeunes ont ensuite participé à la réalisation de crêpes à partir de notions de base acquises lors d’ateliers à l’EPIDE. A la lecture de la recette les participantes ont dû respecter scrupuleusement les quantités indiquées pour obtenir une pâte permettant la réussite des crêpes.

A l'issue de leur réalisation, le groupe a bénéficié d'une dégustation tout en échangeant sur le quotidien de la vie de volontaire à l'EPIDE : rassemblement et cérémonie des couleurs, internat, formation générale, séance d'insertion, atelier d'éducation à la citoyenneté, accompagnement sanitaire et social, permis de conduire, etc. Une action qui a été une véritable opportunité de rencontre pour les participantes comme l’explique Sylvie, volontaire depuis 8 mois au centre EPIDE de Combrée : « J’ai adoré faire les crêpes et c’était très sympa de partager un moment convivial avec d’autres jeunes ». « Cette journée a permis aux volontaires d’échanger avec d’autres jeunes femmes de ce quartier prioritaire de la politique de la ville, mais également de participer à d’autres activités que celles pratiquées dans le centre » explique Eric Edouard.

Cette action a, en tout cas, permis aux jeunes femmes invitées de montrer un vif intérêt pour le dispositif. « Nous avons eu de très bons retours des participantes » confirme Dominique Njoh Eyoum. Une visite sera par ailleurs prochainement organisée pour leur permettre de vivre l'expérience d'une journée à l'EPIDE avant de candidater. Au regard de ce succès, ce partenariat sera renouvelé afin de susciter d'autres vocations pour rejoindre le dispositif lors d'une session d'admissions. « Nous allons certainement travailler sur des projets en transversalité. Il y a pas mal de jeunes à qui j’aimerais proposer d’intégrer l’EPIDE » conclut Dominique Njoh Eyoum.