Des jeunes, acteurs de leur avenir

A la prison de Montluc, une visite entre devoir de mémoire et émotion

Les volontaires du centre EPIDE de Lyon-Meyzieu ont visité mi-mai la prison de Montluc, lieu historique de la déportation organisée par le régime de Vichy. Une visite pleine d’émotions pour les jeunes qui ont aussi pu échanger avec une rescapée des camps, emprisonnée à Montluc.

Une section de volontaires du centre EPIDE de Lyon-Meyzieu s’est rendue à la prison de Montluc le 15 mai. Une prison militaire, utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale entre 1940 et 1943 sous le régime de Vichy, qui devint la principale porte d’entrée vers la déportation et les exécutions perpétrées par l’Allemagne nazie. Aujourd’hui un haut lieu de la mémoire nationale, la prison de Montluc permet de rendre hommage aux milliers de résistants, Juifs et otages, victimes des nazis et de Vichy.

Cette visite s’inscrivait ainsi dans le cadre du parcours citoyen de chaque volontaire à l’EPIDE, comprenant l’acquisition des compétences sociales et civiques, mais aussi la transmission du devoir de mémoire. C’est dans ce cadre que la visite de la prison de Montluc a permis aux volontaires de comprendre de manière concrète, grâce à l’histoire du lieu, les notions de discrimination, d’exclusion de haine et de racisme.

Une visite très forte émotionnellement

Les jeunes ont ainsi pu mesurer les conséquences de la Seconde Guerre mondiale sur une population, des familles et le fonctionnement d’une prison en temps de guerre. Les volontaires ont également, lors de cette journée, visité les cellules où se trouvaient les photos de prisonniers célèbres, dont Jean Moulin, Marc Bloch ou Klaus Barbie.

La section a enfin eu la chance de pouvoir échanger avec une rescapée de la Seconde Guerre mondiale, emprisonnée à la prison de Montluc, Mme Gaillard. Elle fut, en effet, emprisonnée à l’âge huit ans avec sa mère. Son témoignage eut un fort écho auprès des jeunes, captivés par ses mots et secoués par le drame vécu par cette dame. Le message de Mme Gaillard fut empreint de tolérance, de combativité et de courage, que les volontaires ont fortement ressenti durant cet échange, comme à Cambrai après l’intervention de Lili Leignel.