Des jeunes, acteurs de leur avenir

À la bonne heure dans l’Eure !

Seize volontaires de l’EPIDE de Margny-lès-Compiègne, dont 6 jeunes arrivés depuis à peine deux semaines au sein de la section, sont partis en vacances avec leurs cadres… Pardon... En « séjour cohésion » ! Pendant trois jours et deux nuits, ils ont vécu dans un gîte de groupe situé à Fourges dans l’Eure. Un cadre de l'EPIDE vous raconte ces trois jours qui ont permis de rompre avec la routine et de favoriser la découverte de l’autre tout en apprenant à mieux se connaître.

Premier jour. Départ à 9h30 en convoi composé de trois véhicules de neuf places, les bagages sont chargés ainsi que les paniers repas concoctés par l’équipe de la cuisine. Le trajet dure environ deux heures. Nous arrivons sur le lieu de notre hébergement, un ancien corps de ferme entouré de verdure et de champs. Les volontaires sont déjà sous le charme, lorsque la propriétaire propose d’entrer directement par la cuisine, puis elle nous montre le salon, très cosy, doté d’une cheminée en pierre :

« Madame, si vous voulez je ferai un feu ce soir, j’ai l’habitude, surtout en vacances chez mes grands-parents » propose Lakdar. C’est avec plaisir que tout le monde accepte ! Une agréable soirée en perspective.

Avant de poursuivre la visite, la propriétaire nous avertit : « Au rez-de-chaussée vous pouviez garder vos chaussures, en revanche, à l’étage je vous demanderai de les enlever, car il y a un beau parquet en bois dans toutes les chambres ainsi que sur le palier qui les dessert ».

Volontaires et cadres ôtent volontiers leurs souliers avant de monter ! La répartition des chambres est faite : les six filles occuperont les deux chambres du bas ; les garçons quant à eux seront logés dans un autre secteur, au premier. « C’est vraiment trop beau !», s’exclame Sélim, il est vrai que le bois couleur miel rend l’endroit chaleureux et accueillant. Agathe nous confie les clés du gîte. Après le déjeuner pris ensemble, chaque tablée range et nettoie son emplacement.

La Roche Guyon, un village forgé par l’histoire

Notre guide nous attend à 14h30 dans la cour du château de la Roche Guyon. Les volontaires  ne s’attendaient pas à découvrir dans le Val d’Oise, dont la plupart sont issus, un château datant du Moyen-âge pour ses parties les plus anciennes.

Les jeunes et les cadres débutent l’ascension de l’escalier creusé dans la roche et atteignent le pigeonnier qui offre aux courageux grimpeurs une vue imprenable sur le village, la Seine et le magnifique potager créé en 1741. Nous apprenons que la forteresse a dissuadé les vikings d’attaquer, leurs drakkars sont passés au large sans s’arrêter ni même s’attarder…  Le château sera remanié à la Renaissance mais également aux XVIII et XIX siècles. Pendant la seconde guerre mondiale, en février 1944, précise le guide, le Maréchal de l’armée allemande Rommel réquisitionne le château ainsi que son village pour y loger ses hommes.

Aujourd’hui le second niveau du château est privé car habité, nous ne pouvons pas le visiter : « Des gens habitent là ! » s’étonne Mélanie, oui d’ailleurs, chut ! Faisons-nous discrets, nous passons près des appartements privés des propriétaires…
 

Votre mission si vous l’acceptez… Un rallye photos à la Roche Guyon

Trois équipes de volontaires se forment, l’objectif : réaliser un rallye photos. Chaque groupe doit rejoindre les sept positions stratégiques situées dans le village et se prendre en selfie. La mission est acceptée. Elle n’est pas impossible ! Toutes les équipes ont atteint les cibles fixées ; les photos sont réussies. A l’issue de la compétition, nous regagnons les véhicules, direction le supermarché de Vernon pour les achats alimentaires, la vue préalable de la cuisine, ouvre les appétits.

« Un véritable festin »

Ensemble, les volontaires préparent le dîner, nous sommes agréablement surpris par leur organisation : les rôles sont répartis, les ustensiles sont lavés après utilisation : Formidable ! Les cadres découvrent une facette des jeunes qu’ils ne soupçonnaient pas et s’en félicitent. Les parfums épicés, la viande hachée et les oignons qui chantent, saisie dans la grande poêle huilée, éveillent les sens et mettent l’eau à la bouche. Les volontaires se sont préparés un véritable festin pour le premier soir. La soirée s’achève auprès du feu de cheminée allumé par Lakdar. « Regardez Madame, je vous l’avais dit ! » lance-t-il, fier et heureux de sa réussite.

Au fil de l’eau

Deuxième jour. Grasse matinée, nous nous levons entre 7h30 et 8h00, un vrai bonheur pour nous tous qui habituellement nous levons à 6h00. Le petit déjeuner est savoureux et varié : pains au chocolat, brioches, pains, fromages, beurre, confiture, pâte à tartiner, jus de fruits, lait, chocolat en poudre, thé, infusion, les volontaires et les cadres sont ravis et prêts à attaquer la journée ! La balade sur les bords de Seine, non loin des chemins de halage, nous transporte jusqu’à la Batellerie de Poses qui abrite deux bateaux-musées : le Midway, la péniche sans moteur et la Fauvette, le remorqueur fluvial. L’ancien batelier anime la visite, évoque l’histoire des mariniers du fleuve et retrace les différentes techniques de navigation.

Pour le dernier soir, nous dînons au restaurant. Le coucher est un peu plus tardif que la veille, une partie de Loup garou s’improvise : Thifany devient sorcière, Luigi se fait loup garou, Julie petite fille… Les rôles se distribuent.

C’est déjà fini !

Dernier jour : les jeunes et les cadres rendent les lieux, tout est impeccable, c’est remarquable. Nous reprenons déjà la route, une journée supplémentaire n’aurait pas été superflue !

 

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