Des jeunes, acteurs de leur avenir

Sur les pas des déportés du Struthof

Une visite riche en émotion. C'est ce qu'ont pû vivre les volontaires de Strasbourg à l'occasion de la marche sur le chemin des déportés et de la visite du camp de Struthof.

C'est dans le cadre du parcours citoyen que des volontaires du centre EPIDE de Strasbourg ont emprunté « le chemin des déportés »pour rejoindre le camp du Struthof. Entre 1941 et 1944, 52000 personnes ont été obligées de suivre ce chemin pour rejoindre le camp de concentration situé à 800 mètres d'altitude et à 8 km de la gare de Rothau. Une ascension difficile ponctuée de pancartes expliquant l'horreur vécue et des témoignages poignants

Un peu d’histoire

Le 1er mai 1941, au lieu-dit du « Struthof », les nazis ouvrent un camp de concentration, le KL-Natzweiler pour faire travailler les opposants à l'idéologie nazie imposée par Hitler alors chancelier allemand. Les prisonniers devaient travailler tous les jours à l'extraction du granit, situé 1,5 km plus haut, au profit de l’industrie de guerre nazie.

Le camp central, seul camp de concentration sur le territoire français, est situé sur ce qui était alors le territoire de l'Alsace annexée.

Le camp abrite aussi les horribles expérimentations médicales des professeurs nazis de l'Université du Reich de Strasbourg.

Le 25 novembre 1944, les Alliés découvrent le site évacué par les nazis depuis septembre. Pour certains déportés des camps annexes, le calvaire se prolonge au cours du printemps 1945 par les marches de la mort.

De 1941 à 1945, le KL-Natzweiler est l’un des camps les plus meurtriers du système nazi. Près de 22 000 déportés y sont morts (3 000 dans le camp central, plus de 17 000 dans ses camps annexes).

Une visite forte en émotion qui s'inscrit dans le devoir de mémoire

Cette visite a permis aux volontaires de Strasbourg de revenir dans le passé et de prendre conscience des conditions horribles vécus par les prisonniers durant cette période de l'histoire.

En effet la citoyenneté passe également par le partage d'un patrimoine commun. Ainsi le devoir de mémoire permet la connaissance d'événements historiques et l'enrichissement de la culture générale. En exerçant ce devoir les volontaires découvrent, apprennent et peuvent transmettre aux générations futures. Cela permet d'en tirer des leçons et veiller à ce que cela ne se reproduise pas.

Cette visite a fortement touché ces volontaires comme en témoigné Jean "je me suis imaginé les conditions dans lesquelles ces personnes avaient pu mourir ". De même Tony a trouvé la visite très intéressante et touchante à la fois. « Voir comment ces pauvres gens se sont fait torturés m’a beaucoup ému ».

Sur le chemin du retour chacun étaient dans ses pensés. Les images défilaient dans les têtes. Le silence a été d'or.