Des jeunes, acteurs de leur avenir

Devoir de mémoire : l’EPIDE aux cérémonies du 11 novembre 2018

Le 11 novembre 2018 marquait le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Chaque année, les centres EPIDE participent largement, dans le cadre du parcours citoyen et du devoir de mémoire, aux commémorations. Une participation encore plus importante pour cette année exceptionnelle.

1918-2018. Cette année est exceptionnelle puisqu’elle marque, ce 11 novembre, le centenaire de l’Armistice, la fin de la Première Guerre mondiale. Pour entretenir ce devoir de mémoire, les 19 centres EPIDE se sont préparés aux nombreuses commémorations organisées dans toute la France, auxquelles ils ont ensuite participé. Des commémorations essentielles pour entretenir le devoir de mémoire de cette guerre, qui devait pourtant être « la Der des Ders ».

Lanrodec, une délégation de 100 personnes à l’Arc de Triomphe

C’est un déplacement qui a fait forte impression sur les Champs-Elysées. Le 8 novembre dernier, plus de cent volontaires et agents du centre EPIDE de Lanrodec ont participé au ravivage de la flamme du soldat inconnu, sous l’Arc de Triomphe, à Paris. Une délégation imposante qui a largement surpris les touristes flânant sur les Champs. Cette cérémonie s’est inscrite dans le cadre d’un séjour de trois jours autour des cérémonies du 11 novembre.

Et le premier arrêt de la délégation a eu lieu à Compiègne, pour une visite du musée du wagon de l'Armistice. Un lieu de mémoire qui accueillait, quelques jours plus tard, Emmanuel Macron et Angela Merkel venus ensemble se recueillir dans la clairière de Rethondes, où il y a cent ans l’Armistice était signé. Le lendemain, les jeunes visitaient cette fois le musée de la Grande Guerre à Meaux. L’occasion de découvrir un peu la réalité des tranchées avant de participer, le soir, au ravivage de la flamme.

Une semaine très riche, et très dense, qui s’est conclue avec la participation des volontaires, dès leur retour en Bretagne, à de nombreuses cérémonies. Jeunes et agents étaient ainsi présents à Vannes, Dinan, Ploubazlannec, Chatelaudren, Saint-Brieuc et surtout Rennes, sous une pluie battante. Une cérémonie d’une heure trente très éprouvante pendant laquelle les volontaires sont restés droits et dignes à l’image d’un jeune qui a su motiver ses camarades : « A côté de ce que les poilus ont vécu dans les tranchées, ici c’est Noël, alors on se plaint pas ! ».

Mais pour préparer ce déplacement et ces cérémonies, le centre EPIDE de Lanrodec travaille sur le devoir de mémoire et la Première Guerre mondiale depuis de nombreux mois avec les volontaires. Tout au long de l’année, plusieurs évènements se sont ainsi succédés : les volontaires ont, par exemple, participé à la célébration du bleuet de France en juin dernier. Plus récemment, le 26 octobre, une section s’est rendue sur le site des tranchées de Plouédern qui servaient pour l’entraînement des troupes avant de partir au combat. Les volontaires ont également visité le cimetière de Landerneau pour y voir les tombes des soldats originaires de la région. Tous les volontaires du centre ont aussi assisté à la projection de deux films sur la Première Guerre mondiale : Un long dimanche de fiançailles et Joyeux Noël, à l’issue desquelles échanges et débats se sont tenus.

A Saint-Quentin, un travail sur la Première Guerre mondiale tout au long de l’année

Le centre EPIDE de Saint-Quentin prépare également depuis le début de l’année cette commémoration en participant régulièrement à divers évènements : visites de lieux de mémoire, participations à des conférences, marches pour la paix, inaugurations de plaques commémoratives, ainsi qu’à de nombreuses commémorations liées à la Première Guerre mondiale. Au total, près de 20 évènements avec, en point d’orgue, toujours, les cérémonies du centenaire de l’Armistice.

C’est dans ce cadre que s’est tenue, le 8 novembre, une commémoration à la nécropole de Saint-Quentin, durant laquelle les volontaires ont participé à la plantation de l’arbre du souvenir, à un lâcher de ballons avec des messages de paix, ou encore à des saynètes retraçant le destin de soldats morts pour la France. La veille, un groupe de volontaires du même centre a, de son côté, participé à une commémoration à la Flamengries, au lieu-dit d’Haudroy, où il y a 100 ans, le premier cessez-le-feu avait lieu à 20h20. Une cérémonie présidée pour l’occasion par Emmanuel Macron.

Un travail sur le devoir de mémoire qui ne s’achève toutefois pas avec les cérémonies du 11 novembre. En effet, du 12 au 16 novembre, quarante volontaires du centre ont participé à un séjour à Berlin en Allemagne. Au programme, l’histoire de la capitale allemande au travers des deux guerres mondiales, ou encore la visite du mémorial à la mémoire des Juifs d'Europe. Fin novembre c’est, cette fois, deux sections de volontaires qui ont visité, à Meaux, le musée de la Grande Guerre.

Le relais angevins de la mémoire

A Combrée, au-delà de la participation des volontaires aux différentes commémorations, trois jeunes du centre EPIDE ont cette année participé au relais angevin de la mémoire. L’objectif : rendre hommage aux Angevins morts pour la France, en faisant venir la flamme du soldat inconnu, de Paris, jusqu'à l'ensemble des communes de l'agglomération angevine. Une flamme transportée par le biais d’un relais composé de 41 jeunes représentants 41 communes de l'agglomération, dont trois volontaires. Un relais de 350 kilomètres, effectué sans interruption pendant deux jours et deux nuits.

Au cours de cette course, débuté le 8 novembre, les relayeurs et relayeuses ont traversé 59 communes, six départements et participé à douze cérémonies. C'est avec beaucoup de fierté et d'émotion que les trois jeunes du centre EPIDE de Combrée ont eu l'opportunité de porter la flamme, symbole de l'engagement sur une distance d'une quinzaine de kilomètres chacun comme en témoigne Chiaka : « J'ai apprécié cette épreuve même si au début cela a été difficile. Nous avons été beaucoup encouragés par la population ».

Sur les traces de la Bataille de la Somme

A Doullens, les volontaires préparent aussi, depuis plusieurs mois, ce 11 novembre. Dès septembre, les jeunes se sont rendus près de la ville d’Albert, dans le département de la Somme, afin de visiter plusieurs lieux de mémoire, témoins des affrontements meurtriers qui s’y sont déroulés. Au programme, la découverte des statues rendant hommage aux soldats alliés sur le parvis de la basilique Notre-Dame de Brebières, la visite du mémorial terre-neuvien de Beaumont-Hamel, mais aussi l’exploration du « Trou de mine de La Boisselle » ou Lochnagar Crater, théâtre d’une explosion gigantesque coûtant la vie à 1157 soldats et marquant le début de l’offensive de la Bataille de la Somme le 1er juillet 1916.

Des visites très marquantes pour les jeunes qui ont pris conscience de l’atrocité de la guerre. Pour Aymeric, volontaire au centre EPIDE de Doullens, cette visite était très importante : « J’ai ressenti beaucoup d’émotions en visitant ces lieux, et en voyant l’âge des soldats qui sont morts durant la Grande guerre ». Un avis partagé par Anne, elle aussi volontaire : « Ce n’est pas la même chose sur les photos et quand on se rend sur place. Ici, on se rend compte des pertes terribles ». Une préparation essentielle avant la participation le 11 novembre à des commémorations à Amiens ou encore Arras, deux villes entièrement rasées par les combats pendant la Première Guerre mondiale.

Dans le reste de la France, les centres EPIDE ont aussi largement participé à de nombreuses commémorations. C’est le cas par exemple à Meaux, Toulouse, Bordeaux et plusieurs villes de sa périphérie ou encore Belfort. Dans cette dernière, les volontaires ont également pu assister à l’illumination du cimetière dédié à la Première Guerre mondiale. A Cambrai, dans le Nord, la ville et le centre EPIDE commémoraient déjà le 9 octobre dernier, en présence de l’ambassadeur du Canada, le centenaire de la libération de la commune par les troupes canadiennes. Des cérémonies qui resteront marquées dans la mémoire des volontaires et des agents, permettant d’entretenir le devoir de mémoire.