Des jeunes, acteurs de leur avenir

Trouver un métier dans l’Armée

Le secteur de la Défense est l’un de ceux qui recrute le plus en France chaque année. En 2015, 22% des volontaires de l’EPIDE ont ainsi trouvé un emploi au sein de la sécurité publique ou de l’un des trois corps d’armée : Marine, Armée de l’air et Armée de terre.

En 2016, plus de 271.000 personnes opèrent dans le secteur de la Défense et ses trois corps d’armée. Chaque année, c’est plus de 20.000 recrutements qui sont réalisés via la centaine de centres de recrutement (Cirfa) répartis sur tout le territoire. Ce personnel, très nombreux, est composé à 77% de militaires et à 23% de civils. A noter que 15% du personnel militaire et 38% du personnel civil est féminin.

Parmi les trois corps, l’Armée de terre est le principal recruteur avec pas moins de 16.000 nouveaux postes proposés en 2016, portant ses effectifs à 100.700. La Marine nationale propose cette année 3500 recrutements, et l’Armée de l’air 2000 nouveaux postes d’aviateurs. 3000 offres seront proposées en 2017 pour ce même poste.

L’inspiration militaire mise en place au sein des centres du dispositif EPIDE permet aux volontaires d’être préparés au mieux pour débuter une carrière militaire : marche au pas, garde à vous, internat, cérémonie de la Levée des couleurs, entrainement sportif, etc. Les partenariats entre l’EPIDE et les services de recrutement des corps d’armée sont également très nombreux pour permettre aux jeunes choisissant ce projet professionnel de mettre toutes les chances de leur côté pour le réussir.

Quels métiers ? Quels contrats ?

L’Armée de terre recrute en permanence des jeunes de 18 à 29 ans. Côté diplôme, elle recrute de la 3e au Bac +5. Deux voies s’offrent aux candidats qui n’ont pas le baccalauréat : engagé volontaire de l’armée de terre (EVAT) ou volontaire de l’armée de terre (VDAT). L’Evat et le VDAT sont des soldats professionnels appelés à intervenir en France et à l’étranger.

L’engagé volontaire de l’Armée de terre se voit proposer un premier contrat de 3, 5, 8 ou 10 ans, renouvelable jusqu’à 27 ans de service au total. Un contrat qui peut permettre d’évoluer vers un poste de sous-officier. Ainsi, pas moins de 70 % des sous-officiers ont débuté comme EVAT. Le volontaire de l’armée de terre (VDAT) est un militaire de rang sous contrat d’un an, qui peut être renouvelé 4 fois. Le VDAT peut, après 7 mois de services, devenir EVAT sous certaines conditions.

La carrière d’un militaire peut ainsi être la suivante soldat > soldat de première classe > caporal > caporal-chef. Le soldat peut accéder à 300 métiers : informaticien, logisticien, aide-soignant, boulanger, secouriste, blindé, etc. Les domaines sont donc variés comme la santé, la mécanique, la restauration, le BTP, etc.

La Marine nationale recrute quant à elle dans une cinquantaine de métiers (cuisinier, mécanicien, coiffeur, assistant administratif, etc.) à différents grades (matelot, quartier-maître de la flotte, quartier-maître de 1re classe, officier marinier…) à bord des bâtiments, des sous-marins, en flottille, dans les groupements de fusiliers, en métropole ou outre-mer. L’Armée de l’air propose également une cinquantaine de métiers, accessibles dès le CAP. Les militaires techniciens de l'air peuvent par exemple choisir une vingtaine de spécialités comme opérateur mécanicien, équipier pompier de l'air, conducteur routier, magasinier, etc.

Quels salaires ?

Au sein de l’Armée de terre, un engagé volontaire (EVAT) perçoit environ 1320 euros nets par mois au 1er échelon, s’il est célibataire et sans enfant à charge. Le volontaire de l’armée (VDAT) perçoit 617 euros nets par mois, mais il est nourri et logé en régiment.

Dans la Marine nationale, pour un célibataire sans enfant à charge, de premier échelon un volontaire matelot perçoit 734 euros nets par mois et bénéficie de l’hébergement et de la nourriture. Un quartier-maître de la flotte gagne 1398 euros nets par mois, également hébergé et nourri.

A noter que l’armée propose un accompagnement pour le retour à la vie civile des militaires, dès 4 années de service. 70 % des militaires de l’armée de Terre ont ainsi retrouvé un travail dans l’année de leur retour à la vie civile.