Des jeunes, acteurs de leur avenir

VIDEO. L’accompagnement sanitaire et social à l’EPIDE

Les 3500 volontaires de l’EPIDE bénéficient chaque année d’un accompagnement sanitaire et social durant leur parcours. Objectif, lever les freins périphériques à l’emploi. Une mission menée principalement par deux professionnels de l’EPIDE, l’infirmier et le chargé d’accompagnement social.

Difficultés scolaires, psychologiques ou sociales, addictions, problèmes de santé, endettement. Autant de freins à l’emploi pour les volontaires accompagnés par les 19 centres EPIDE. Des jeunes entre 18 et 25 ans, sans emploi ni qualifications et qui se sentent souvent démunis des compétences sociales exigées par le monde du travail.

Pour résoudre ces difficultés, l’EPIDE propose tout au long du parcours des volontaires, un accompagnement global et individualisé. Et si l’ensemble des agents contribue à résoudre les difficultés sanitaires et sociales, chacun détenant la capacité d’agir sur la situation du jeune à un moment de son parcours, c’est l’infirmier et le chargé d’accompagnement social qui interviennent en premier lieu. Deux professionnels qui travaillent ainsi en pluridisciplinarité afin d’anticiper et d’identifier les difficultés sanitaires et sociales des volontaires, tout au long de leur parcours.

Un accompagnement sanitaire basé sur une relation de confiance

« Au niveau sanitaire, les problématiques sont variées. Elles touchent aussi bien la prise en charge de soins dentaires, les soucis du quotidien, que les addictions » explique Christine Dieu, infirmière au centre EPIDE de Combrée. Mais l’accompagnement porte aussi sur l’angle psychologique. « Ces jeunes ont souvent des histoires compliquées, avec de nombreuses ruptures et beaucoup de traumatismes enfouis. » Des problèmes qui peuvent ressortir avec la prise d’autonomie des jeunes au cours de leur parcours à l’EPIDE.

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Pour que cet accompagnement soit un succès, il doit être basé sur une relation de confiance avec les jeunes. « Avec l’infirmière, on peut parler. Ce que l’on dit reste dans ce bureau. On peut se confier, se dévoiler » explique Rudy, 18 ans, volontaire au centre EPIDE de Combrée. « Le jeune doit être acteur de cet accompagnement. La demande doit venir de lui » note Christine Dieu. Une relation privilégiée qui permet notamment d’aborder de nombreux points avec les volontaires, comme les addictions. « Je fume depuis un moment maintenant. Mais je vais essayer d’arrêter. Je dois arrêter pour mon projet professionnel » témoigne Rudy. « Quand je suis arrivé à l’EPIDE, je ne pensais pas que j’arrêterais de fumer ici, et pourtant si » se félicite-t-il.

L’accompagnement social pour devenir autonome

Deuxième acteur primordial de ce soutien, le chargé d’accompagnement social. Celui-ci accompagne collectivement et individuellement les volontaires vers l’autonomie, dans leur gestion du quotidien et vers l’accès au droit commun. Ce soutien se focalise sur trois thématiques concrètes pour les jeunes : le budget, le logement et les démarches administratives.

Cette forme d’accompagnement est primordiale, comme le constate l’enquête sur le profil des volontaires de l’EPIDE. Ainsi ce sont près de 41% des volontaires qui sont confrontés à des situations financières précaires et 26% sont même endettés. Enfin, 8% des jeunes intégrés subissent par ailleurs une situation instable de logement (foyer, squat, hôtel, sans domicile).

A l’issue de leur parcours, quitter l’EPIDE, c’est donc aussi quitter un environnement sécurisant pour les volontaires. L’accompagnement se poursuit jusqu’à la sortie de ceux-ci en emploi ou en formation qualifiante avec un soutien dans la recherche de leur futur logement, une étape importante de l’autonomisation des jeunes. Mais l’EPIDE peut enfin proposer un hébergement temporaire dans le centre et ce jusqu’à trois mois après la sortie du volontaire, le temps que celui-ci trouve son futur logement.