Des jeunes, acteurs de leur avenir

Muriel Penicaud visite le centre EPIDE de Marseille

Le vendredi 13 octobre, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est venue à la rencontre des volontaires du centre EPIDE de Marseille. Une visite qui l’a confortée dans l’a priori positif qu’elle avait du dispositif d’insertion placé sous sa tutelle.

« Chaque jeune à un talent et il faut pour cela les accompagner et ainsi soutenir tous les établissements qui participent à révéler leur projet ». Muriel Pénicaud s’est exprimée ainsi à l’issue de cette journée dédiée aux échanges avec les jeunes décrocheurs scolaires et les professionnels qui les accompagnent. Une journée qui a débuté avec la visite du centre EPIDE de Marseille et s’est poursuivie par celle de l’Ecole de la 2ème chance, deux dispositifs qui luttent contre le chômage des jeunes sans qualification.

« Fierté ». Le mot adressé au volontaire par la ministre du travail

La ministre, depuis sa prise de fonction en mai dernier, n’avait pas eu l’occasion de visiter un centre EPIDE. C’est dorénavant chose faite et ce au contact direct des volontaires de l’EPIDE qui ont fait état de leurs parcours lors de deux ateliers et durant une table ronde.

Lors de la cérémonie des couleurs, qui ouvrait la visite, Muriel Pénicaud s'est exprimée devant l’ensemble des volontaires et des agents du centre. La ministre a salué les résultats positifs de l’Établissement. A travers eux, c’est l’engagement des volontaires et l’investissement des agents que l’on constate.  

« Plus de courage est parfois nécessaire pour les femmes ». Femme, avant d’être ministre, Muriel Pénicaud a délivré un message porteur aux volontaires féminines qui participaient à un atelier visant à améliorer l’estime de soi. Comme elle l’a souligné, avoir une bonne estime de soi est essentiel à l’aboutissement d’un projet professionnel. Elle l’est plus encore à la réussite des femmes qui sont plus confrontées aux discriminations sur le marché du travail.

Un parcours à l’EPIDE qui révèle des talents et mène à l’entreprise

La visite s’est clôturée par un temps d’échanges privilégiés avec des volontaires et des agents, mais aussi avec deux jeunes récemment insérés en emploi. Volontaires et anciens volontaires sont revenus sur leur motivation à rejoindre un centre EPIDE. Une décision qui pour certains a changé beaucoup de choses dans leur quotidien, mais aussi dans leur approche de leurs difficultés personnelles.

« L’EPIDE est le seul lieu où j’ai trouvé un vrai accompagnement et un encadrement ». Laura, volontaire à l’EPIDE depuis août 2017.

Pour Faikal, en emploi depuis début octobre, l’EPIDE lui a permis de devenir plus dynamique et plus persévérant : « Avant j’étais perdu et l’EPIDE, par son accompagnement global, m’a permis de trouver ma voie ». Moktar, quant à lui, avait entendu des propos négatifs sur l’EPIDE. « J’ai quand même voulu vérifier par moi-même. Cela ne correspondait pas du tout à ces mauvais échos ». Un pari gagnant puisque son parcours à l’EPIDE n’a duré que 6 mois, avant de décrocher un emploi.

« Pour moi l’EPIDE c’est un wagon, on monte dedans ou pas ». Moktar, ancien volontaire et aujourd’hui, agent logistique chez DISTRIMAG.

La ministre, en réaction aux témoignages des volontaires et des agents, a salué le chemin parcouru par les volontaires qui découle du travail des équipes pédagogiques à leurs côtés. En conclusion de cette rencontre avec les volontaires de l’EPIDE, mais aussi avec les élèves de l’E2C, Muriel Pénicaud a affirmé que « la jeunesse n’est pas un problème, c’est une chance ! Faisons-leur confiance ; donnons-leur la possibilité de réussir. ».

Le 31 octobre, la ministre a renouvelé sa confiance à l’EPIDE en confirmant la création du 20ème centre EPIDE sur la commune de La Grande-Combe, dans l’agglomération d’Alès.