Des jeunes, acteurs de leur avenir

Lutte contre les addictions : l’EPIDE participe au Moi(s) sans tabac

Comment réduire son addiction au tabac ? Pour y répondre, chaque année se tient le « Moi(s) sans tabac ». Une campagne nationale à laquelle participe l’EPIDE en organisant de nombreuses actions ou encore des ateliers pour aider les participants, volontaires et agents, à réduire leur consommation.

40% de fumeurs réguliers chez les 16-25 ans. La France est l’un des pays les plus touchés par le tabagisme selon le CNCT, le comité national contre le tabagisme. Un jeune sur cinq de 12 à 17 ans a même déjà expérimenté le tabac en 2017 selon l’Inserm. Un fléau qui n’épargne pas les volontaires de l’EPIDE.

Pour y faire face, plusieurs centres EPIDE ont participé tout au long du mois de novembre à la campagne nationale du « Mois sans tabac ». Une participation qui rejoint l’accompagnement sanitaire et social, particulièrement la lutte contre les addictions, menés par l’EPIDE auprès des volontaires tout au long de leur parcours.

A Bourges, Strasbourg ou encore Saint-Quentin

A l’EPIDE, le « Moi(s) sans tabac » s’est traduit par de nombreuses actions : informations collectives, tableau de suivi de consommation, débats, temps sportifs, etc. Dans plusieurs centres EPIDE, les volontaires, mais aussi les agents participants, se sont vu remettre des kits « Moi(s) sans tabac ». Chacun a également pu utiliser le CO-testeur. Son rôle : mesurer le taux de monoxyde de carbone, un gaz invisible qui remplace l’oxygène dans le sang et diminue ainsi la quantité d’oxygène disponible pour les différents organes.

Au sein des centres EPIDE de Bourges et Strasbourg, des tableaux de motivation et de suivi des consommations ont été mis en place. Chaque jour, la cinquantaine de participants inscrit sur celui-ci le nombre de cigarettes fumées la veille.

Pour diminuer la consommation, diverses activités sont menées tout au long du mois. Objectif : motiver les participants et les occuper pendant les temps de pause pour éviter de fumer. A Strasbourg, les volontaires ont ainsi participé à un atelier de relaxation, à des ateliers créatifs, à des ateliers sur le coût financier de la consommation de tabac, etc. Un mur d’expression a également été installé afin que tous puissent y inscrire des mots d’encouragement.

Mais ce « Moi(s) sans tabac » a aussi été l’occasion d’échanges et de réflexion. Chaque mercredi, les volontaires de Bourges peuvent ainsi se rendre à la Maison des Ados, où l’ANPAA, l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie, anime un après-midi d’échanges et de temps sportifs tout au long du mois de novembre. A Saint-Quentin, les volontaires se sont rendus dans une fanzone pour discuter avec professionnels de santé, ou obtenir une consultation avec un addictologue. A Strasbourg, cette action était aussi l’occasion de réfléchir à la mise en place de zones fumeurs et non-fumeurs.

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Quel bilan ?

Participer au « Moi(s) sans tabac » c’est aussi prendre conscience de sa dépendance à la nicotine. Un effet souvent très positif sur la consommation des volontaires. Parmi ceux-ci, Kenji : « J’ai pris pleine conscience de ma dépendance au tabac durant ce mois et j’ai réussi à diminuer de moitié ma consommation. Ça m’a été très utile car je fume de moins en moins ». Un avis partagé par Ambre : « Le mois sans tabac m’a fait comprendre que toutes les cigarettes n’étaient pas utiles, que parfois on fume par ennui et qu’on pouvait se passer de plusieurs cigarettes par jour. »

Au final, l’ensemble des participants ont réduit leur consommation tout au long du mois, en moyenne de 4 cigarettes par jour. Une action très efficace que volontaires et agents fumeurs souhaiteraient voir se poursuivre ! « Cette action est à réitérer, voire à perdurer tout au long de l’année ! » Prochaine étape pour les centres EPIDE, favoriser pour les volontaires l’accès aux produits de substitution au tabac et développer davantage de partenariat avec des intervenants extérieurs. A Strasbourg, les agents ont décidé de se mobiliser pour proposer des activités diversifiées pendant les temps de pause. Une manière de poursuivre le « Moi(s) sans tabac », toute l’année cette fois.