Des jeunes, acteurs de leur avenir

L’art urbain à l’honneur au centre EPIDE de Bourges-Osmoy

Depuis septembre 2017, volontaires et cadres du centre EPIDE de Bourges-Osmoy participent à différents ateliers et événements autour de l’art urbain. L’occasion pour les jeunes d’approfondir leurs connaissances et de s’ouvrir à d’autres formes d’art.

Faire découvrir aux volontaires les différentes facettes de l’art urbain en France et dans le monde, tel était l’objectif d’un projet porté par le centre EPIDE de Bourges-Osmoy (18) depuis septembre 2017.

Dans le but de comprendre le rôle social et réparateur de l’art de rue, les jeunes ont effectué des recherches sur l’art urbain en France et dans le monde, puis ont analysé des articles de presse de l’actualité mondiale sur ce sujet. Ils ont ainsi pu décrypter l’impact de cet art sur la réappropriation par des artistes de bâtiments en ruine après des années de guerre en Afghanistan par exemple, ou encore contre la violence des gangs à San Salvador.

Les jeunes ont par la suite eu l’opportunité de visiter le centre d’art contemporain de Bourges, mais aussi une friche où les graffeurs amateurs et professionnels viennent exercer leur art. Ces structures sont hébergées par l’association Emmetrop, association d’art urbain et résidence nationale d’artistes qui organise divers spectacles, expositions d’art urbain et contemporain.

Différents ateliers : écriture, hip-hop, graff

Après la théorie, place à la pratique : les volontaires ont montré toute leur créativité lors d’ateliers d’écriture, pendant lesquels ils ont produit un texte collectif sur leur parcours à l’EPIDE. Des ateliers très appréciés par les jeunes qui ont travaillé sur la maîtrise de la langue française à l’écrit et à l’oral tout en prenant du plaisir. Pour Robert, volontaire au centre EPIDE de Bourges-Osmoy, ces ateliers étaient également « des moments de partage avec les cadres dans un contexte différent ».

Les volontaires ont bénéficié de nombreux échanges avec des intervenants extérieurs et professionnels de l’art urbain : graffeurs, professionnels de hip-hop. Ils se sont aussi essayés à la réalisation de graffs sur toile et à la conception d’une chorégraphie hip-hop. De plus, le partenariat avec Emmetrop s’est concrétisé par l’enregistrement en studio du texte collectif, pour lequel un clip sera bientôt réalisé.

« Les cours de hip-hop, les graffs et l’enregistrement en studio nous ont apporté beaucoup de plaisir et de confiance en nous. » Housni, volontaire au centre EPIDE de Bourges-Osmoy.

Une exposition multi-supports

Le projet s’est cristallisé par la réalisation d’une exposition multi-supports : graffitis sur toiles, photos commentées de graffitis, tags, stickers, mises en voix de textes individuels et du texte collectif sur l’EPIDE enregistré en studio, chorégraphie hip-hop, affiches informatives et textes poétiques.

A la demande de l’association Emmetrop, les textes des volontaires ont été intégrés au festival Rualité, organisé en partenariat avec des artistes mauritaniens et locaux. L’opportunité d’échanger et de débattre avec différents professionnels, et notamment Bintou Dembélé, l’une pionnières de la danse hip-hop en Europe.

L’exposition complète a été présentée dans la salle de spectacle Le Nadir à Bourges, puis valorisée lors des journées portes ouvertes mises en place par le centre EPIDE le 18 avril. L’aventure ne s’arrête pas là puisque les jeunes présenteront leurs travaux lors d’une après-midi, en juin, organisée autour de la thématique du vivre ensemble dans les quartiers, en présence d’une trentaine d’associations et de partenaires locaux.