Des jeunes, acteurs de leur avenir

Jeunes non qualifiés : être volontaire à l’EPIDE favorise l’emploi en CDI et à temps plein

L’EPIDE publie cette semaine les résultats de l'enquête Ifop sur « Le devenir des volontaires », les jeunes de 18 à 25 ans accueillis par le dispositif. Une enquête qui permet de suivre l’évolution de ces anciens volontaires jusqu’à 18 mois après leur sortie du dispositif.

63%. C’est la part d’anciens volontaires actuellement en situation d’emploi ou de formation. Un chiffre élevé et surtout supérieur (+9 points) à la part des volontaires dans la même situation directement à la sortie de l’EPIDE. De bons résultats qui témoignent d’un véritable effet post-EPIDE sur l’emploi des anciens volontaires comme le relève l’enquête* 2017 sur « Le devenir des volontaires de l’EPIDE ».

Des emplois durables et à temps plein

Dans le détail, se sont 47% des volontaires qui exercent actuellement une activité professionnelle, 12% qui sont en formation, 3% en stage et 1% en service civique. Parmi les volontaires qui sont en emplois, 70% le sont à temps plein et 67% bénéficient d’un emploi durable (CDI ou contrat de plus de 6 mois.) A l’inverse, l’INSEE révèle que 87% des nouvelles embauches sur le marché de l’emploi se font en CDD. Une situation donc bien différente de celle des anciens volontaires de l’EPIDE très majoritairement embauchés en contrats longs.

Cette étude met également en avant la diversité des secteurs d’activités vers lesquels se tournent les volontaires. Ainsi, 16% des anciens volontaires ont trouvé ou cherchent un emploi dans le secteur des métiers de l’uniforme (police ou armée), et tout autant dans celui des services aux entreprises. Ils sont aussi 14% à s’être orientés vers les métiers de l’artisanat dont 9% vers le BTP. Le commerce et la grande distribution attire près de 13% de ces jeunes, l’hôtellerie et la restauration 11%, les métiers de la santé, du social et des services à la personne 13%, et enfin l’industrie 12%. L’agriculture n’attire quant à elle que 3% des volontaires.

Au cours de leur parcours à l’EPIDE, le fort investissement consacré à la définition individualisée du projet professionnel favorise la diversité des orientations professionnelles des anciens volontaires. Qu’ils soient en situation d’emploi ou de formation, aucun secteur d’activité ne concentre la majorité des anciens volontaires. De plus, l’accompagnement individualisé offert par l’EPIDE permet aux volontaires de concrétiser des projets professionnels dans des secteurs d’activité sous tension (industrie, bâtiment, services aux entreprises et à la personne, etc.) réputés peu attractifs auprès des jeunes.

La formation un tremplin vers l’emploi

Parmi les 12% de volontaires qui suivent actuellement une formation, pour 80% d’entre eux celle-ci est qualifiante, et aboutit sur un diplôme ou un certificat. Des formations qui se font également sur la durée, plus de 6 mois, pour 79% de ces jeunes.

Ces formations servent surtout, pour les volontaires, de tremplin vers un emploi. Ainsi, 27% des volontaires ayant suivi une formation exerçaient un emploi 6 mois après leur sortie de l’EPIDE, 45% 12 mois après, et enfin 53% 18 mois après la fin de leur parcours à l’EPIDE. La formation participe donc fortement à leur insertion professionnelle.

L’effet positif du parcours EPIDE

Si 51% des volontaires ayant complété leur cursus exerçaient une activité professionnelle 6 mois après leur sortie de l’EPIDE, ils sont seulement 27% parmi ceux n’ayant pas complété leur parcours à l’EPIDE à être dans ce cas. L’enquête permet toutefois de constater une hausse du taux de volontaires trouvant un emploi dans les mois qui suivent leur sortie de l’EPIDE. Ainsi, de 27%, ils passent à 39%, 12 mois après leur sortie, et 42% 18 mois après leur sortie prématurée du dispositif EPIDE. Ces chiffres encourageants témoignent donc d’un effet post-EPIDE qui pourrait entraîner les jeunes, qui n’ont pas terminé leur parcours, à trouver un emploi.

Malgré la rigueur du parcours EPIDE (internat, vie en collectivité, levée à 6 heures, tenue uniformisée, etc.) l’enquête démontre clairement l’importance pour les volontaires de mener à termes leur parcours. En effet, 6 mois après leur sortie seulement 23% des jeunes ayant terminé leur parcours étaient sans activité (ni formation, ni emploi). Un chiffre beaucoup plus faible que les volontaires n’ayant pas achevé leur cursus. Ils sont ainsi 53% à être sans activité.

Un effet positif qui se retrouve aussi dans le témoignage de l’ensemble des jeunes. 78% se disent ainsi satisfaits de leur situation actuelle. Ils sont surtout 81% à déclarer que l’aide à l’insertion professionnelle proposée par l’EPIDE leur parait efficace et 80% à être satisfait de leur parcours à l’EPIDE. Des chiffres très encourageants qui motivent les anciens volontaires à conseiller l’EPIDE à leur entourage. 86% déclarent aussi qu’ils pourraient recommander à un ami ou à une personne de leur entourage de suivre un parcours à l’EPIDE. Au final, même les volontaires ayant quitté leur centre avant la fin du parcours sont 78% à recommander l’établissement.

 

*L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1445 personnes, représentatif des anciens volontaires de l’EPIDE sortis entre janvier 2015 et septembre 2016, parmi lesquels 994 anciens volontaires ayant complété leur cursus et 451 anciens volontaires n’ayant pas complété leur cursus. Les interviews ont été réalisées par téléphone, du 19 au 27 avril 2017.