Des jeunes, acteurs de leur avenir

Les bons chiffres de l’insertion professionnelle des volontaires résidant dans les QPV

L’EPIDE publie ce mois-ci un nouveau volet de son enquête sur les trajectoires professionnelles des anciens volontaires de l’EPIDE. Celui-ci montre que les jeunes résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) sont plus nombreux à être insérés professionnellement que les jeunes résidant dans d’autres territoires.

En décembre dernier, l’Etablissement pour l’insertion dans l’emploi publiait son enquête* 2017 sur « Le devenir des volontaires de l’EPIDE ». Celle-ci mettait en avant l’effet positif du parcours EPIDE pour les anciens volontaires et la qualité des emplois occupés plusieurs mois après leur sortie du dispositif. Un nouveau volet de cette enquête met en lumière une autre tendance : l’insertion professionnelle plus importante des anciens volontaires résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).

Alors que parmi les jeunes peu qualifiés et sans emploi, l’EPIDE s’adresse prioritairement aux jeunes habitant dans les QPV, Nathalie Hanet, directrice générale de l’établissement, voit dans ces données « un vecteur très fort de mobilisation. A l’interne, pour emmener ces jeunes aussi loin que leur motivation les porte. A l’externe, pour convaincre nos partenaires prescripteurs d’orienter les jeunes vers l’EPIDE et les entreprises de proposer des stages, puis de recruter des futurs collaborateurs de grande qualité ».

Une insertion dans l’emploi plus importante pour les jeunes résidant dans les QPV

68%. C’est la proportion d’anciens volontaires en emploi ou en formation, et habitant les QPV. Cela représente 5 points de plus que pour les anciens volontaires résidant sur d’autres territoires (63%).

Dans le détail, on observe ainsi que les anciens volontaires, résidant des quartiers prioritaires de la politique de la ville, déclarent être en emploi plus fréquemment (+ 2 points). De même, ils sont proportionnellement plus nombreux à déclarer être en formation (18% contre 15 %).

 

L’écart le plus significatif porte toutefois sur la qualité du contrat de travail. En effet, les anciens volontaires habitant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, occupent pour 75% d’entre eux des emplois durables (CDI et contrats de 6 mois ou plus), soit 8 points de plus que les jeunes résidant sur d’autres territoires. A l’inverse, les jeunes issus d’autres territoires sont beaucoup plus nombreux, que ceux des QPV, à déclarer occuper des contrats d’intérim de moins de 6 mois.

Et lorsque que les jeunes habitant dans les QPV ne bénéficient pas d’un contrat de travail durable, ils sont surreprésentés parmi les contrats en alternance et en apprentissage, contrats propices à leur employabilité future.

 

Une insertion professionnelle pérenne

Cette tendance se confirme aussi à l’analyse de la pérennité des emplois occupés par les anciens volontaires habitant dans les QPV. Ainsi, 18 mois après leur sortie de l’EPIDE, les trois quart des anciens volontaires résidant en QPV (73%) déclarent être en emploi ou en formation, soit une proportion plus importante en comparaison des anciens volontaires résidant sur d’autres territoires (65%).

 

Le parcours à l’EPIDE influence donc durablement les trajectoires professionnelles de jeunes qui connaissent, par ailleurs, un taux de chômage deux fois supérieur à la moyenne lorsqu’ils résident dans ces quartiers prioritaires politique de la ville (Source INSEE et rapport ONPV 2016).

 

*L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1445 personnes, représentatif des anciens volontaires de l’EPIDE sortis entre janvier 2015 et septembre 2016, parmi lesquels 994 anciens volontaires ayant complété leur cursus et 451 anciens volontaires n’ayant pas complété leur cursus. Les interviews ont été réalisées par téléphone, du 19 au 27 avril 2017.