Des jeunes, acteurs de leur avenir

L'insertion dans l'emploi

Dans le cadre de l’accompagnement vers l’insertion, plusieurs méthodes pédagogiques sont mises en place et se conjuguent tout au long du parcours du volontaire :

Une dimension collective : la méthode ADVP

L’Activation du Développement Vocationnel et Personnel (ADVP) est une méthodologie psychopédagogique, conceptualisée au Québec au début des années 70 et conçue pour être utilisée en collectif. L’ADVP a pour objectif le développement de la personne, c’est-à-dire qu’elle cherche à activer la construction de soi et à accroître toutes les relations entre la personne et son environnement en mettant au cœur de sa démarche les projets professionnel et personnel. Dans le cadre de l’ADVP, le projet n’est pas un simple but à prévoir puis à atteindre, ni un support à l’apprentissage ; il est le lieu symbolique de croissance personnelle qui permet à chaque volontaire de développer au mieux sa propre personnalité et son rapport au monde.

La méthode ADVP permet de :

  • se confronter au regard des autres et à leurs idées ;
  • écouter les autres et partager des expériences ;
  • créer de l’émulation et de la solidarité pour faciliter l’émergence du projet professionnel ;
  • favoriser la confiance en soi.

Les entretiens individuels

Entretien individuel a l'EPIDELes entretiens individuels sont un complément indispensable à l’accompagnement en collectif. Réalisés par le CIP, ils permettent notamment d’accompagner le volontaire dans la définition, la validation et la finalisation de son projet en fixant régulièrement des objectifs, en élaborant conjointement un plan d’action contractualisé, en favorisant l’autoévaluation. Ils permettent également d’évaluer l’autonomie du volontaire.

Afin d’effectuer un diagnostic et de débuter rapidement le travail autour de la construction du projet professionnel, un entretien approfondi est organisé pour chaque volontaire dès le premier mois du parcours.

Le CIP reçoit chaque volontaire en entretien individuel au minimum ½ heure tous les quinze jours. Cette durée et cette fréquence doivent néanmoins être adaptées aux besoins du jeune et à l’avancée de son projet.

Les entretiens individuels permettent de :

  • accompagner le volontaire dans la définition, la validation et la finalisation de son projet ;
  • fixer régulièrement des objectifs, en élaborant conjointement un plan d’action contractualisé ;
  • créer un lien de confiance.

La pédagogie de l’alternance

Les périodes de stage font partie intégrante du parcours proposé par l’EPIDE. L’alternance entre les périodes au sein du centre et les périodes d’immersion dans le monde professionnel permet au volontaire de :

  • donner du sens aux apprentissages théoriques et vérifier la transférabilité des compétences acquises à l’EPIDE ;
  • se remettre en situation de réussite en lui confiant la responsabilité de certaines tâches et développer durablement ses capacités d’autonomie et d’adaptation ;
  • accumuler des expériences valorisables et s’intégrer progressivement dans un milieu professionnel.

On distingue quatre types de stages au cours du parcours :

  • stage de découverte du monde du travail : « connaître pour bien choisir » dure de 3 à 5 jours et est organisé dans le courant du deuxième mois.
  • stage de découverte des métiers pour affiner le projet : « expérimenter pour confirmer » dure 2 semaines. Le volontaire peut en faire autant que de besoin.
  • stage de validation du projet : « choisir en connaissance de cause » dure au moins 2 semaines et s’effectue avant le cinquième mois.
  • stage de finalisation du parcours : « pratiquer pour acquérir des savoir-faire » dure 2 semaines minimum et 2 mois maximum et est organisé entre le sixième mois et la fin du parcours.

La place de l’essai / erreur

Le travail d’élaboration et de validation du projet professionnel n’est pas linéaire et peut passer par des essais, des tâtonnements, des erreurs ou des échecs. Non seulement le droit à l’erreur des volontaires doit être reconnu et pris en compte, mais il peut aussi constituer un moyen utile, voire nécessaire, de remise en question et de réorientation vers un projet plus réaliste. Il fait partie intégrante du processus d’apprentissage. Le CIP se doit d’informer le volontaire sur les réalités d’un secteur d’activités, sur le contexte socio-économique, sur les conditions d’accès à tel ou tel métier mais, dans certains cas, et ce malgré les conseils du CIP, le volontaire a besoin de se confronter aux réalités d’un métier pour se rendre compte qu’il n’est pas fait pour lui. Cet « essai-erreur » est alors formateur car il permet au volontaire de déconstruire ses représentations et de se remobiliser pour élaborer un nouveau projet professionnel.